Yves Damentko
De prime abord, on pourrait croire les portraits d'Yves Damentko très classiques.
Une seconde observation nous fait dire que la précision des détails et le développement monochrome ne jouent pas que dans une seule gamme de gris, mais bel et bien du noir au blanc en passant par toutes les tonalités intermédiaires (le rêve d'Ancel Adams).
Ensuite ce qui frappe c'est que ces visages ne sont pas datés, ils auraient pu être faits à toutes les époques de l'ère industrielle. Est-ce l'intérêt que porte Yves aux trains et bateaux et à la permanence des visages noirs de suie et de graisse de leurs mécaniciens ?
Pourtant au-delà de ces compositions parfaites, il y transparaît la vraie recherche d'Yves, le miroir de lui-même, le miroir de nous-mêmes dans lequel tout le monde peut se reconnaître:
"Non je suis pas, ou mal intégré à cette société, tout en moi indique les blessures de la vie, mais toi, l'es-tu plus que moi?"
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